Mon storytelling en 5 points

Une erreur salutaire et ce qu’elle m’avait appris

Dans mes jeunes années, j’ai été fascinée par les découvertes scientifiques en biochimie, physique quantique, génétique, ce qui m’a amenée à choisir les études médicales. Mon rêve était non pas de devenir médecin, mais plutôt chercheuse en sciences. J’imaginais ainsi ma contribution à la société. Sur mon chemin, une grande désillusion m’attendait car la réalité correspondait peu à mon rêve… Bref, j’ai ressenti rapidement que ma place était ailleurs et j’ai suivi cette voix intérieure. 

Evoluant dans un environnement universitaire (mes parents étaient tous les deux enseignants à la fac), j’ai eu suite à mes premières lectures initiatiques de Kant et Nietzsche, comme une révélation. J’avais besoin de prendre du recul pour me poser des bonnes questions. J’ai eu donc une idée de m’inscrire à la faculté de philosophie (j’ai été probablement le seule à l’étudier en parallèle avec la médecine), puis ai quitté le domicile familial pour devenir étudiante en psychologie. Et là, le grand choc ! Le fait de décortiquer le puzzle du psychisme humain pour permettre aux gens d’aller mieux m’a paru la chose la plus géniale qui soit. C’est à ce moment-là qu’a commencé mon cheminement vers le coaching. L’apprentissage de cette histoire ? Elle montre à quel point il est important de se tromper pour apprendre et pour mieux se connaître. Je ne vais pas exagérer en disant qu’il est pratiquement impossible d’apprendre quoi que ce soit dans la vie sans commettre d’erreurs !

Les hasards, la sérendipité et comment ils impactent notre vie

Le hasard a voulu que quelqu’un a mis entre les mains le livre qui a changé ma vie. C’était « Le harcèlement moral » de Marie-France Hirigoyen. Sa lecture qui permet de comprendre les ressorts de la perversion morale dans la vie et au travail, et plus tard sa traduction en polonais ont été des événements charniers. Ils m’ont permis de rencontrer les personnes engagées dans le combat contre la souffrance au travail, dont l’auteure ainsi que l’équipe de psychosociologues du Centre Esta. A partir de là, j’ai pu m’investir dans l’accompagnent des entreprises, des hôpitaux et des collectivités territoriales dans la prévention des pathologies du travail et de contribuer ainsi à la prise de conscience de la gravité du problèmes liés à la santé mentale au travail. Ce fut d’ailleurs un moment où la loi de modernisation sociale a été votée en France ce qui a permis d’inscrire le délit de harcèlement moral dans le Code du Travail et dans le code pénal. Le Master en Psychologie du Travail et RH n’a été qu’un aboutissement de ce « concours de circonstances » qui s’est avéré une porte vers une nouvelle étape dans ma vie. Aujourd’hui, cela fait vingt ans que j’interviens comme consultante en organisation et formatrice en prévention des risques psychosociaux et accompagne les entreprises et les institutions du secteur médico-social vers un environnement de travail plus humain et plus sain. Tout cela, parce que j’avais pris le risque d’écouter mon intuition et entrepris une action courageuse dans le but de faire quelque chose de nouveau que je n’avais jamais fait avant !

Accompagner les personnes cela ne s’improvise pas !

Les itinéraires individuels m’ont toujours fasciné car ils en disent long sur la personne. Les histoires vécues montrent en fait comment l’individu a évolué et comment son vécu a sculpté ses attentes et ses aspirations face à l’avenir. Partant des histoires de vie, je m’étais intéressée au bilan de compétences destiné à aider la personne à s’accomplir à travers une construction de sa trajectoire professionnelle et de son rapport subjectif au travail. Les dix années de conseil en gestion de carrière et bilan de compétences ont été très formatrices, elles ont fortement impacté ma personnalité de coach. Elles m’ont appris à écouter de manière active qui aide la personne à mettre les mots sur ses aspirations profondes. Aujourd’hui encore, je me sens reconnaissante envers toutes ces personnes belles et authentiques qui sont venues me voir et qui ont partagé avec la générosité les choses intimes de leurs vies. Cette expérience m’avait appris que dans chaque individu, il y a une part de beauté et de lumière qui peut être révélée dans un espace d’écoute où la personne peut se sentir pleinement elle-même et en sécurité. L’écoute suppose avant tout la suspension du jugement et l’accueil de ce qu’il advient dans le moment présent, cela veut dire aussi ne pas mettre les gens « dans des cases ». Cette condition n’étant pas toujours garantie dans le cadre d’un bilan professionnel dont les règles sont définies par la loi, j’ai ressenti un  besoin de faire évoluer ma pratique vers un alignement plus fort avec mon éthique professionnelle. Et c’est ainsi, que la décision de m’investir dans le coaching a été prise. Le moral de cette partie de mon histoire ? Dans la vie, tout se construit progressivement, chaque projet a besoin du temps pour mûrir et aussi d’un moment propice pour déclencher le changement !

Coaching et la question du courage

C’est à ce moment là que ma décision a été prise de devenir une coach professionnelle. J’ai pu la mettre en pratique lorsque je m’étais engagée dans la formation des adultes, puis dans la certification en coaching co-actif par Coaches Training Institute (www.coactive.com ; http://www.coactive.com/why-cti/about-cti). Je peux dire aujourd’hui que ce fut de loin le meilleur choix qui correspond parfaitement à mon besoin d’accompagner les personnes dans leur quête du sens (sense making) aussi bien dans leur vie, que dans leur carrière car c’est comme cela que j’entends ma mission de coach. En choisissant comme cadre de référence le coaching co-actif et une formation de Coaches Training Institute (CTI, www.coactive.com), la plus grande, la plus ancienne école de coaching dans le monde qui a été aussi la première à être accréditée par ICF, j’ai opté pour la qualité. L’approche fondée sur déontologie rigoureuse (cf Déontologie) demande à un coach d’acquérir toutes les compétences clé, indispensables pour co-créer avec le client une relation qui catalyse le changement. La certification CTI repose sur une obligation de coach de se former, se faire superviser et d’évoluer en compétences tout au long de sa carrière, dans le but d‘offrir un service de qualité aux clients. Le coach co-actif est à la fois courageux et vulnérable. Cette posture qui demande un important travail sur soi et une grande humilité, est un ressort très puissant de changement car elle renforce la confiance et engage le coaché dans le chemin de transformation. La posture marquée par le courage et la vulnérabilité est en fait un excellent outil de travail et j’ai m’efforce à la garder avec tous mes clients, dirigeants, managers, salariés ou en transition.

Aboutissement ou ce que révèle le travail avec les collectifs

L’intelligence collective est devenue récemment un terme à la mode. Pourtant, elle se réfère à une réalité que j’ai pu expérimenter souvent lors de mes interventions en entreprise. Il s’agit en fait d’un processus collectif de co-construction qui aboutit à une sagesse émergeant d’un groupe entier et pas seulement d’individus qui le forment. Mon intérêt pour les mécanismes collectifs et pour la dynamique de groupes remonte loin dans le temps, il a été inspiré par les études en psychologie sociale, les interventions de type recherche-action en psychosociologie, et aussi par les travaux de la psychodynamique du travail (CNAM). Pour mieux appréhender les ressorts du fonctionnement des systèmes humains et l’intelligence relationnelle systémique, j’ai entrepris la formation ORSC (www.crrglobal.com) en coaching systémique (www.forsc.fr). ORSC m’a dotée d’un cadre très complet que j’utilise dans la facilitation d’équipe et dans le coaching des relations familiales et professionnelles (couples, parents-enfants, collaborateurs, ..) pour maximiser leur intelligence relationnelle systémique. Cependant, c’est la lecture de « Reinventing Organizations »  et une rencontre avec des personnes du réseau Tealforteal Suisse (www.tealforteal.com) qui ont produit un effet de choc et une prise de conscience. J’ai réalisé grâce à elles pourquoi la prévention et de la démarche « curative » engagée par beaucoup d’entreprises pour améliorer les conditions et l’environnement de travail ne fonctionnaient pas. J’ai compris au lieu de cela qu’il existait une autre manière d’envisager l’entreprise et la coopération. Le fonctionnement des organisations fondées sur le paradigme Opale (teal) qui implique l’auto-gouvernance, l’authenticité et la raison d’être évolutive a été présentée avec beaucoup de clarté et illustré par des exemples par Frédéric Laloux. Cette idée qui relie les stades de conscience humaine avec le mode organisationnel choisi a immédiatement résonné en moi et m’a donné envie de fonder la Communauté Teal for Teal Paris (www.tealforteal.com). Je suis aujourd’hui convaincue que l’engagement dans le mouvement Opale qui a pour mission d’inspirer et de donner une visibilité à des entreprises qui choisissent l’auto-gouvernance et la voie de « libération », a marqué un tournant dans mon évolution et dans la manière d’envisager mon métier. J’ai une ferme conviction que qu’au-delà des actions de coaching-conseil-formation qui aident les hommes à mieux s’adapter au contexte de travail existant, une autre voie est désormais possible. Elle consiste à adapter cette fois, non pas l’homme au travail et à l’organisation, mais l’organisation à l’homme et à ses aspirations. Cette voie est aujourd’hui résolument la mienne !

 

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